*
Son coeur battait à vive allure et sa tête tournait comme si il était dans les montagnes russes. Il venait à peine de se réveiller mais son corps avait comme l'air de ne pas supporter la pression. Il porta sa main à sa bouche. Il avait envie de vomir. Une odeur bizarre envahissait ses narines mais il ne bougeait pas. Il restait planter en plein milieu de la chambre. Ses yeux se révulsaient par moment. Sans trop savoir pourquoi , il avait comme l'impression qu'il quittait définitivement son corps. Ses membres tremblaient et ses mains tatonnaient dans le vide. Son esprit était vide et il ne pensait plus à rien. Il était mort de l'intérieur. Il tituba dans la pièce. Traça des cercles avec ses pieds sur le parquet. Et tomba au sol. Inconscient. Malade. En sang.
Dans son sommeil il sentit quelqu'un le secouer. Lentement. Puis plus vite. Jusqu'à ce que ses os craquent et que son coeur se compressent. Un sourire se dessina sur son visage et ses mains entourèrent le cou de la personne. Un bruit étouffé se fit entendre. Il secoua dans tout les sens. Il sentait un liquide puant coulait le long de ses doigts. Les épousant parfaitement. Son esprit se vidait de tout sentiment. En un clin d'oeil il s'effondra. Sa tête se cogna contre la parquet dans un bruit sourd. Vite suivit par un toussement. La personne le regarda en tremblant.
Dans son sommeil il sentit quelqu'un le secouer. Lentement. Puis plus vite. Jusqu'à ce que ses os craquent et que son coeur se compressent. Un sourire se dessina sur son visage et ses mains entourèrent le cou de la personne. Un bruit étouffé se fit entendre. Il secoua dans tout les sens. Il sentait un liquide puant coulait le long de ses doigts. Les épousant parfaitement. Son esprit se vidait de tout sentiment. En un clin d'oeil il s'effondra. Sa tête se cogna contre la parquet dans un bruit sourd. Vite suivit par un toussement. La personne le regarda en tremblant.
P . o . v . T o m
Maman m'a demandé à ce que j'aille voir Bill. Sauf que ça doit bien faire quelques heures qu'il n'est pas sortit et je pense qu'il dort à point fermé. En temps habituel , quand je monte les escaliers , je peux déja entendre sa respiration qui résonne dans ma tête. C'est bizarre , mais aujourd'hui , je n'entend rien. Peut être qu'il n'est pas là. Tout simplement. J'ai envie de lui faire peur. J'ai envie qu'il hurle. Mais au fond , je ne veux pas lui faire de mal. Il a déja trop souffert ses dernières années. Et pourtant je sais qu'il souffre encore en silence. Ses yeux le trahissent. Sa voix est fatiguée. Son corps ne réagit plus. Et j'ai comme l'impression qu'on le perd de jour en jour. Tout le monde sait qu'il est un peu bizarre. Mais qui sait réelement se qu'il ressent ?! Même moi je ne sais pas. J'aimerai. Avant on pouvait tout se dire. Et depuis quelques temps , il est distant. Il est méchant. Il est tout sauf mon frère. Il n'est plus pareil. Il a changé. Et j'aimerai que tout soit comme avant.
Un jour je graverai son nom dans une pierre et je lui montrerai. Sauf que ça ressemblera plus à une tombe qu'à autre chose . . . Mais si j'arrive à le faire redevenir comme avant , ce sera parfait. On sera heureux. Et on s'enfuira et . . . Je rêve trop. Je ne sais faire que ça. Imaginer des choses qui ne se passeront jamais. Je suis pitoyable. Je ne crois même plus au rétablissement de mon frère. Mais tout le monde sait qu'on ne récupérera pas le Bill d'il y a quatre ans. Quatre ans de trop dans son esprit. Et si . . . On l'avait laissé ?! Est ce que . . . On serait plus heureux ?! Ou . . . Peut être que rêver son abscence aurait pansé des blessures . . . J'aimerai . . . Secretement . . . Qu'il redevienne comme avant. Bon sang , mais pourquoi on a choisit ce chemin la ?!
Ma main se pose sur la poignée de porte de sa chambre. Froide. Comme son coeur et son monde. Je la tourne. Dure. Comme son regard et ses expressions. Je la pousse. Crissante. Comme sa voix et ses pleurs. Je m'attendais à le voir assit sur son lit. Paisible et calme comme cette soirée de fin Décembre. Dans trois jours c'est le jour de l'an et je ne veux pas qu'il soit en mauvais état pour faire la fête. Sinon . . . Qu'est ce que se serait un monde sans lui ?! Sauf que j'ai trop d'illusions. Bill est bien dans sa chambre. Mais . . . Pas comme je l'aurai voulu. Il est là. Inconscient. Sur le parquet froid et craquant. Roulé en boule et tremblant. Je l'entend murmurer mais je ne comprend rien. Il claque des dents. C'était comme si il demeurait entre la vie et la mort. Et si . . . Il était mort ?!
Je m'approche doucement de lui. Je m'asseois à côté de son corps et le considère quelques instants. Je ne sais pas trop quoi faire. Qu'est ce qu'il a ?! Je pose lentement ma main sur son épaule dénudée. Il a froid. Je chuchote doucement.
Un jour je graverai son nom dans une pierre et je lui montrerai. Sauf que ça ressemblera plus à une tombe qu'à autre chose . . . Mais si j'arrive à le faire redevenir comme avant , ce sera parfait. On sera heureux. Et on s'enfuira et . . . Je rêve trop. Je ne sais faire que ça. Imaginer des choses qui ne se passeront jamais. Je suis pitoyable. Je ne crois même plus au rétablissement de mon frère. Mais tout le monde sait qu'on ne récupérera pas le Bill d'il y a quatre ans. Quatre ans de trop dans son esprit. Et si . . . On l'avait laissé ?! Est ce que . . . On serait plus heureux ?! Ou . . . Peut être que rêver son abscence aurait pansé des blessures . . . J'aimerai . . . Secretement . . . Qu'il redevienne comme avant. Bon sang , mais pourquoi on a choisit ce chemin la ?!
Ma main se pose sur la poignée de porte de sa chambre. Froide. Comme son coeur et son monde. Je la tourne. Dure. Comme son regard et ses expressions. Je la pousse. Crissante. Comme sa voix et ses pleurs. Je m'attendais à le voir assit sur son lit. Paisible et calme comme cette soirée de fin Décembre. Dans trois jours c'est le jour de l'an et je ne veux pas qu'il soit en mauvais état pour faire la fête. Sinon . . . Qu'est ce que se serait un monde sans lui ?! Sauf que j'ai trop d'illusions. Bill est bien dans sa chambre. Mais . . . Pas comme je l'aurai voulu. Il est là. Inconscient. Sur le parquet froid et craquant. Roulé en boule et tremblant. Je l'entend murmurer mais je ne comprend rien. Il claque des dents. C'était comme si il demeurait entre la vie et la mort. Et si . . . Il était mort ?!
Je m'approche doucement de lui. Je m'asseois à côté de son corps et le considère quelques instants. Je ne sais pas trop quoi faire. Qu'est ce qu'il a ?! Je pose lentement ma main sur son épaule dénudée. Il a froid. Je chuchote doucement.
- Bill ?! Oh . . . Bill ?! Que . . . Bill ?! Reveille toi . Qu'est ce que . . .
Une main m'emprisonne soudainement la gorge. Je suis surpris. Ses yeux son toujours clos mais au fond je l'entend rire diaboliquement. Ses ongles s'enfoncent dans ma peau. Je ne peu retenir un cri. Je n'arrive plus à respirer. C'est comme si j'étais sous l'eau et que tout s'infiltrait dans mes poumons. Ma gorge devient sèche et mes yeux se révulsent. J'entend Bill suffocait à son tour et sa main se resserre autour de mon cou. Un liquide chaud et répugnant coûle sur ma peau. Je n'ai même plus la notion du temps. Comme une impression que tout se passe trop rapidement. Je n'ai plus qu'un moyen : Bien viser.
Avec le peu de force qu'il me reste je réussis à lui donner un bon coup de pied dans le ventre. Mon frère s'éffondre au sol. Sa tête heurte violemment le sol. Je halète , essayant de reprendre mon souffle. Je tremble de partout et je sens le sang affluait. Mon coeur bat faiblement et je n'arrive pas à me relever. Est ce que je dois appeller quelqu'un ou restait là ?! Bon sang . . . Mais qu'est ce qui lui prend ?!
F i n P . o . v . T o m
F l a s h B a c k
4 ans plus tôt
Une fois de plus , ce soir , la salle de concert était comble et les cris des fans fusaient de toute part. Une fois de plus , Bill sortait de scène , la voix cassée et le corps épuisait. Suivit de ses trois amis , morts de fatigue eux aussi. Le succés commençait juste et le jeune androgyne regrettait amèrement. Au départ , il parlait de la scéne comme un endroit parfait. Maintenant ce n'était qu'injures et dégoût. Au départ , il regardait les fans avec les yeux plein d'étoiles. Maintenant il n'avait qu'une envie , partir en courant et leur dire d'aller se faire voire. Depuis quelques mois il s'enfermait souvent dans sa chambre d'hôtel , refusant de voir qui que se soit. Il ne mettait qu'un pied dehors quand il fallait quitter l'hôtel pour aller dans un autre.
C'est donc le coeur lourd et l'esprit torturait qu'il rejoignait ses amis dans les loges. Il aurait voulu leur dire qu'il plaquait tout mais le contrat était déja signé. Encore deux ans et il était libre. Mais libre à quel prix ?! Pourquoi tout d'un coup la musique occupait la dernière place dans son coeur ?! Bien sûr il comprennait que la presse et la célébrité le modelaient à leur goûts. Fait pas ci. Fait pas ça. Grande devise du monde people. Ce soir ressemblait à tout les autres. En pire peut être.
- Bill , tu veux v'nir en boîte ce soir ?! demanda Tom aux bras de deux jeunes filles aux cheveux platines.
- Nan.
Celui ci disparut dans sa loge , s'enfermant aussitôt dans la salle de bain. Son dos glissa contre la porte et il se recroquevilla sur le carrelage à damier. Une odeur de savon à a lavande régnait dans la pièce et tout était impeccablement propre. Sur le rebord du lavabo était posé un savon de marseille et . . . Un rasoir. Bill se leva difficilement , ne sentant plus ses muscles tellement il avait mal et s'assit sur le rebord de la baignoire. Ses yeux le piquaient et il avait une envie folle de faire l'interdit. C'est fou comme le monde qui l'entourait le bouffer. Il avait mal et son coeur saignait. Pas tellement. La plaie n'était pas bien grande mais ce soir ça s'ouvrait.
Bill se mordit fort la lèvre inférieure , jusqu'à ce qu'un filet de sang s'écoule sur son menton. Il n'avait pas prévu ça. Mais le sang avait un goût . . . Délicieux. C'est comme quand Tom se blessait et qu'il aspirait son sang. Il disait qu'il n'allait pas mourir parce qu'il le récupérait. D'un côté Bill avait toujours voulu le croire. Mais depuis quelques temps , ça le hantait. Est ce que s'il perdait son sang sans le récupérait , il allait mourir ?! Et est ce que si il en récupérait un peu , il allait vivre ?! Et puis . . . Pourquoi ne pas essayer ?!
Le brun attrapa le rasoir et le carressa avec son pouce. Froid , doux , long . . . Comme la mort. Faire le bon choix. Faire le premier pas. Sinon on rate tout et il n'y a plus de chance que l'on réussisse. Il pensa à Tom. En premier. Est ce qu'il le rejoindrait si il partait ?! Est ce qu'il renoncerait à sa vie pour son frère ?! Il savait déja la réponse. Il le retrouverait. Ouais. Il le retrouverait très vite. D'un claquement de doigt.
Il rapprocha la lame de son poignet et appuya assez fort. Sans rien dire , elle pénêtra dans sa peau et quelques gouttes de sang s'écrasèrent par terre. La vue du sang ne le répugnait pas mais presque. Il s'assit par terre et se fait deux entailles profondes et longues sur les deux bras. Ce n'était plus des gouttes mais des flots de sang. Ses yeux se révulsèrent. Sa tête tournait. Il tremblait. Son teint devenait livide. Il avait froid. L'odeur du sang envahit ses narines. Il entendit quelqu'un frapper à la porte. Il aurait voulu crier mais sa voix restait bloquer dans sa gorge. Ses yeux se fermèrent. Il s'allongea par terre. Une marre de sang se répandit lentement autour de lui. Il sombra dans un trou noir. Etait - il mort ?!
C'est donc le coeur lourd et l'esprit torturait qu'il rejoignait ses amis dans les loges. Il aurait voulu leur dire qu'il plaquait tout mais le contrat était déja signé. Encore deux ans et il était libre. Mais libre à quel prix ?! Pourquoi tout d'un coup la musique occupait la dernière place dans son coeur ?! Bien sûr il comprennait que la presse et la célébrité le modelaient à leur goûts. Fait pas ci. Fait pas ça. Grande devise du monde people. Ce soir ressemblait à tout les autres. En pire peut être.
- Bill , tu veux v'nir en boîte ce soir ?! demanda Tom aux bras de deux jeunes filles aux cheveux platines.
- Nan.
Celui ci disparut dans sa loge , s'enfermant aussitôt dans la salle de bain. Son dos glissa contre la porte et il se recroquevilla sur le carrelage à damier. Une odeur de savon à a lavande régnait dans la pièce et tout était impeccablement propre. Sur le rebord du lavabo était posé un savon de marseille et . . . Un rasoir. Bill se leva difficilement , ne sentant plus ses muscles tellement il avait mal et s'assit sur le rebord de la baignoire. Ses yeux le piquaient et il avait une envie folle de faire l'interdit. C'est fou comme le monde qui l'entourait le bouffer. Il avait mal et son coeur saignait. Pas tellement. La plaie n'était pas bien grande mais ce soir ça s'ouvrait.
Bill se mordit fort la lèvre inférieure , jusqu'à ce qu'un filet de sang s'écoule sur son menton. Il n'avait pas prévu ça. Mais le sang avait un goût . . . Délicieux. C'est comme quand Tom se blessait et qu'il aspirait son sang. Il disait qu'il n'allait pas mourir parce qu'il le récupérait. D'un côté Bill avait toujours voulu le croire. Mais depuis quelques temps , ça le hantait. Est ce que s'il perdait son sang sans le récupérait , il allait mourir ?! Et est ce que si il en récupérait un peu , il allait vivre ?! Et puis . . . Pourquoi ne pas essayer ?!
Le brun attrapa le rasoir et le carressa avec son pouce. Froid , doux , long . . . Comme la mort. Faire le bon choix. Faire le premier pas. Sinon on rate tout et il n'y a plus de chance que l'on réussisse. Il pensa à Tom. En premier. Est ce qu'il le rejoindrait si il partait ?! Est ce qu'il renoncerait à sa vie pour son frère ?! Il savait déja la réponse. Il le retrouverait. Ouais. Il le retrouverait très vite. D'un claquement de doigt.
Il rapprocha la lame de son poignet et appuya assez fort. Sans rien dire , elle pénêtra dans sa peau et quelques gouttes de sang s'écrasèrent par terre. La vue du sang ne le répugnait pas mais presque. Il s'assit par terre et se fait deux entailles profondes et longues sur les deux bras. Ce n'était plus des gouttes mais des flots de sang. Ses yeux se révulsèrent. Sa tête tournait. Il tremblait. Son teint devenait livide. Il avait froid. L'odeur du sang envahit ses narines. Il entendit quelqu'un frapper à la porte. Il aurait voulu crier mais sa voix restait bloquer dans sa gorge. Ses yeux se fermèrent. Il s'allongea par terre. Une marre de sang se répandit lentement autour de lui. Il sombra dans un trou noir. Etait - il mort ?!
F i n d u F l a s h B a c k
Passé oublié , caché , enfouit dans les entrailles du monde et si subitement retrouvé. Il y a des choses comme ça qu'on préfèrerait oublier et qu'on garde au fond de soit pour ne pas s'encombrer l'esprit. C'est ce qu'il avait voulu , lui , Bill , le grand garçon aux yeux noisettes et au look un peu rebelle. Lui , la jeune rock-star allemande adulée de toutes et tous. Est-ce qu'un jour on pourrait enfin l'oublier ?! Est-ce que c'était si dur ?! Alors qu'il était assis sur le parquet , reprenant ses esprits , Bill tentait de se souvenir des évènements passés ces dernières heures. Ses mains tremblaient et un bruit assourdissant bourdonnait dans ses oreilles.
Son c½ur battait étrangement vite et des gouttelettes de sueur perlaient sur son front. La respiration saccadée , le jeune Androgyne se releva , faisant crisser le bois sous ses pieds nus. On aurait pût croire qu'il venait de se droguer tellement ses yeux étaient gonflés et injectaient de sang. Sa tête avait l'air de ne plus suivre le reste de son corps. Tout tournait autour de lui et quand ses yeux se posèrent sur ses poignets , le temps sembla s'arrêter. Il se rappela des jours suivants sa tentative de suicide , quand à chaque fois qu'il appuyait sur ses plaies , celles-ci ce mettaient à saigner abondamment et mettaient des heures et des heures à arrêter. D'un pas non chaland , il se dirigea vers la porte de sa chambre et l'ouvrit doucement . . .
P . o . v . B i l l
Je me rappelle ce temps , où , plus jeune je savais parfaitement se que je faisais. A mes moindres pas. Même les plus frêles et les plus courts. Aujourd'hui , j'avance dans l'ombre. Je ne sais pas où je met les pieds. Mon assurance s'est envolée. Elle n'existe plus que dans une partie de mon cerveau. Je suis juste sûr de vouloir mourir. Je n'ai plus confiance en moi. Si bien que je m'égare dans un milieu que je ne connais pas. Tout était si simple avant . . . Pourquoi chaque seconde de ma vie est-elle devenue la pire épreuve du monde ?! Je tourne en rond et je perd pied. Je me perd tout simplement. Je ne suis plus le Bill Kaulitz que tout le monde aime. Je suis une ombre qui marche dans la lumière. Cette lumière qui n'existe pas. Mais qui m'attire irrésistiblement. Je plane mais trébuche. La vie est un obstacle. Je me dis parfois que la vie aurait pû être pire. Bien sûr je survis , contre mon grés. Parfois je souris. Faussement. Ou sinon vraiment. Mais dans ce cas là , ce n'est jamais très longtemps. Le réel n'est pas possible. Mais enfait . . . Qu'est ce que le temps ? Le temps . . . D'avant. Le temps . . . Présent. Mon coeur s'arrête souvent de battre. Mais ce n'est qu'une illusion. Un rêve. Une envie enfouie dans une partir de ma tête. Jamais. Non jamais je ne penserai autre chose.
Une esquisse mal dessinée me traverse l'esprit. Juste une main et une ombre contrastent dans une pièce rouge et noire. Une odeur de sang m'inonde. Je n'ai pas peur. Je n'ai plus peur. Je n'ai peur de rien. Je n'ai peur que de moi. J'ai l'impression de vivre des scènes déja vécues. Je ne suis pas normal. Ce n'est pas possible. Mon coeur rate quelques battements. Je ne suis pas effrayé. Je n'arrive même plus à bouger. Juste à regarder des ombres qui n'existent même pas. Je veux bien avouer que je suis idiot mais là . . . Je me fais carrément flipper. J'entend une respiration derière moi. Une voix suave me murmure dans l'oreille. Je ne comprend pas. Je ne comprend rien. Je ne veux pas comprendre. Je ne comprendrai jamais rien. Amertume d'un coeur brisé. C'est ce qu'on dit oui. Quand quelqu'un perds la tête pour des débilités. Sauf que cette fois c'est réel. Je ne rêve pas. Je me retourne d'un bond , en sueur. Rien . . . Absolument rien. Juste les rayons du soleil qui tapent sur le papier peint du couloir. Juste la lumière du jour. Dehors est si prés. Dehors est si loin. C'est vraiment très contradictoire.
Mes pas me guident dans le salon. Les rideaux sont tirés. Il fait casiment noir. Ca aurait pû être normal mais pas aujourd'hui. De l'encens brûle dans un cendrier et une odeur de parfum de thé au jasmin embaume la pièce. J'ai la nausée. Pourquoi est ce que j'ai l'impression de rêver les yeux ouverts ? Mon regard fait le tour de la pièce. La télé n'est pas allumée. En temps normal , Tom serait planté là , devant son emission à la noix et Maman repasserait le linge. Aujourd'hui rien de tout cela existe. Je rêve. Oui c'est ça. Je rêve. Ce n'est qu'un dessin qui paraît vrai. Et puis je marche. Je marche vers le canapé mais c'est là que je le vois. Tom est assis sur le canapé , les jambes repliées sur son torse. On dirait qu'il refléchit. Est ce que je suis mort ? Oui c'est ça , je suis mort. Mais ma main se pose sur l'accoudoir. Bon d'accord , je suis vivant. Ma main tremblante se pose sur l'épaule de mon jumeau. Il sursaute. Il est en larmes.
- Tom . . . Mais qu'est ce que t'as ?!
C'est la seule chose qui me vient à l'esprit et j'arrive à peine à articuler tellement ma gorge me brûle. Je n'aime pas quand il pleure. Il y a quelques temps , on pouvait tout se dire. Aujourd'hui je suis un mur et lui n'a plus d'oreilles. Du moins , pas pour moi. Nous sommes des ombres à part entière. Nous sommes des ombres manipulatrices. Nous sommes juste un miroir ou un simple reflet. Nous ne sommes qu'un. Je suis lui. Il est moi. Sauf que maintenant ça ne marche plus comme ça. Je ne l'aide plus. Il n'est pas tombé avec moi. Il m'a relevé. Je l'ai fait tomber. Je ne suis plus ce que j'étais. Je ne m'appelle plus Bill Kaulitz. Je n'ai plus de nom. Je n'habite plus ici. Et puis . . . Merde . . . Pourquoi est ce qu'il faut sans arrêt que je me démonte de la tête aux pieds ?! Et puis , pourquoi je lui ai posé cette question idiote ?! Je sais déja la réponse. Tout ça s'est à cause de moi. Moi seul. Et je finirai ma vie accroché à une corde et les pieds au dessus de l'eau.
F i n P . o . v . B i l l
- Je . . . Va falloir qu'on parler Bill. dit le blond secoué de sanglots.
- Je t'écoute.
On pouvait quand même deviner dans sa voix qu'il ne voulait pas. Si c'était pour entendre qu'il était fou , ça ne servait à rien. Il le savait déja.
- Est ce que ça t'arrives parfois de vouloir tuer les gens ?
- Euh. Non. Pourquoi ?
- Parce que moi ça me démange. Ne le prend pas mal surtout mais en ce moment , j'ai terriblement envie de te planter un couteau dans le coeur.
Tom planta son regarda dans les yeux chocolats de sa moitié. Bill n'avait même pas peur. Un frisson le parcoura. C'est tout. Tom n'attendait pas de réponse. Il continua son discour. Extrêment sérieux et tellement triste. Son visage se noyait dans l'eau salée de ses yeux. Ses paroles sortaient du plus profond de son coeur. Oui , il faisait ça pour son bien. Il fallait qu'il le dise.
- Non pas pour te faire souffrir. Juste pour que tu arrêtes de pleurer et de te renfermer sur toi même. J'en ai assez de te voir te rendre malade. Juste pour cette histoire d'il y à quatre ans. Tu n'y es pour rien. Tout le monde peut péter un plomb. Je ne sais pas ce que tu ressens. J'arrive plus à perçer dans ton coeur. J'arrive plus à te suivre. Alors je voudrai que tu trouves un moyen d'arrêter de souffrir. Je sais bien que tu ne veux pas m'en parler. Mais si tu pouvais tout écrire sur une feuille , histoire de t'exorciser de tout ça , ça aiderait. Je dis ça comme ça frérot. Mais je voudrai que tu arrêtes de te faire du mal. Tu ne mérites pas tout ce qu'il t'arrive. Bill . . . Réfléchit bien.
Le guitariste se leva sans un mot. Laissant son frère dans la lumière tamisée. Oui , il valait mieux qu'il réfléchisse. Et si la solution se trouvait derrière ces murs de pierre ?
[ . . . ]
" Il y a bien longtemps que je ne m'étais pas sentit comme ça. Avoir des papillons dans le ventre procure tellement de bien. Quand il m'a pris la main , j'ai eu l'impression que tout mon corps allait exploser. Ses yeux brillaient et je ne parle même pas des miens. Et son souffle dans mon cou. Ses lèvres douces délicatement posées sur les miennes. Sa peau sucrée. Son corps collé au mien. Je frissonnais tellement c'était bon. Si on m'accordait un moment à repasser , ce serait celui ci. Dans ses bras , contre lui. Bon sang. Je vais mourir d'amour. Cher Journal . . . C'est décidé , je ne le quitterait plus jamais. "
Il y a certaine promesse qui ne se tiennent pas. On les oublie et on les retrouve quand c'est trop tard. Parfois on se dit que cette fois ci on tiendra parole. Mais c'est encore pour se prouver que l'on sait très bien que tout n'est que mots transparents. On voudrait. Mais on ne peut pas. Parce que nous sommes fait comme ça et pas autrement. Nous sommes des personnes qui ne respectent rien. Nous ne sommes pas des personnes qui refléchissent vraiment. Nous sommes nous. Et on ne changera pas.




