Brisez-moi.

Brisez-moi.
*

Paskal se tenait debout sur la première marche de l'escalier , attendant Julia qui manquait encore à l'appel. Etant un homme trés pieux , Paskal obligeait sa famille à aller à la messe du lendemain de Noël. La porte d'entrée était ouverte , faisant pénétrer le froid depuis plus d'un quart d'heure dans la pièce. Chloé , seulement vêtue d'une petite jupe en laine et d'un décolleté , grelotaiy de froid.


- Juliaaaaaa , on t'attend !!!!! cria Paskal en s'égosillant.

- Ouais , c'est bon j'arrive . . .


Julia descendit les escaliers d'un pas lent , sans se presser. Elle portait un slim noir et un tee-shirt blanc , bien trop large pour elle mais chaud et confortable. Elle avait chaussé ses converses roses fluo et portait son diadème de princesse. Kamille , exaspérée par tant de lenteur , fût obligé de s'écrier.


- Bon , Julia , tu te dépêches s'il te plaît , on a pas toute la journée !! Et puis on crève de froid.

- Z'avez qu'à fermer la porte et r'tourner dormir . . .
dit la noiraude.


Julia fini de descendre les escalier et enfila son manteau noir , posé sur la chaise au coin de la pièce. La famille Schäffer sortit de la maison et commença la route vers l'Eglise la plus proche. Paskal et Kamille devant et Chloé et Julia fermant la marche. Oui , parce qu'ils y allaient à pied. Pour Julia c'était le comble. Son esprit bouillonait de reproches et de préjugués. Pourquoi étaient - ils si bizarres ?! Pourquoi faisaient - ils comme tous les bourges des quartiers chic ?!

La jeune fille halucinait carrément devant ce comportement. " Les coincés " comme elle les appellait. Dans sa tête , s'était le brouillard complet. Elle avait même peur de parler à Chloé. Alors que celle ci cherchait les mots pour lui demander quelque chose. Elle ouvrait la bouche mais la refermait aussitôt. Peur de dire une bêtises. Peur de se sentir idiote. Peur d'être sujet de moquerie.


- Dis , Ju' . . .

- Hum ?

- Euh . . . bah . . . non , rien . . .



Chloé baissa la tête , les joues rouges et les yeux larmoyants. Julia l'intimidait tellement avec le temps. Avant c'était elle qui la manipulait et maintenant Julia prennait le dessus.


- T'sais , j'vais pas de bouffer ! Tu veux m'dire quoi ?

- Ben . . . Je . . . Je voulais savoir si . . . Ca m'irait bien un labret décalé . . .

- O_o c'était ça ?!

- Euh . . . Oui.



Chloé rougit alors que Julia explosa de rire.


- Mais c'est quoi . . . c'te question . . . con ?! Hahahaha . . . . Sérieux . . . Faut pas avoir peur pour ça >.< Hahahaha . . . T'es conne --'

- Sympa U__U

- Nan mais sans déconner , s'était ça ta question ?!

- Oui . . .
Les joues de Chloé devinrent rouge homard.

- Ben , ouais , ça t'irai bien ! T'as qu'à le faire =)

- Mais mes parents sont pas d'accord . . .

- Encule - les tes vieux --'



Chloé était juste . . . choquée.






P . o . v. C h l o é




Alors là . . . Trop la honte. Pas question que j'ouvre la bouche. Comment elle s'est foutu de ma gueule . . . Haaaa j'suis trop conne ma parole ! Hey , j'viens de remarquer un truc , il est où mon frère ?! O_o Je l'ai pas vu ce matin . . . Ooooh il me manqueuuuh T____T


. . .

. . .

. . .

. . .


C'est décidé , je suis vraiment trop conne. Putaiiiin , le pire c'est que j'parle toute seule --'

Help me please !

Attend . . . Personne ne peut m'aider . . . Et j'continu mon monologue à trois francs six sous . . . Ok , j'ai vraiment un problème majeur. Clo' , calme toi . . . C'est pas si grave. Tu finiras vieille fille et tu adopteras des centaines de chats de toute les couleurs. Super , ça veut dire aussi que Bill ne voudra pas de moi T____T

Oooooh je suis malheureuse.


- Clo' , tu vas bien ?! me demande Ju'.

- Euh oui . . . Pourquoi ?!

- Parce que tu parles toute seule depuis cinq minutes.



Et merdeuuuuh . . . Alors là , sérieux , c'est pas mon jour de chance. Heureusement qu'on est bientôt à l'Eglise. Je vais pouvoir prier *o*


- Ah --' répliquais - je.

- Tu sais , ça m'étonnerai que tu finisses vieille fille . . . T'es super mignionne !

- C'est vrai ?! *______*

- Euh . . . Nan.

- BOUH T____________T

- J'rigole , bien sûr que t'es super jolie. Faut pas que tu doutes. Apprend à être narcissique !

- Euh . . . Oui =D

- Voilaaaa . . . Ca va venir vite !






F i n P . o . v . C h l[/c o é





Au bout de dix minutes , la famille Schäffer arriva devant l'Eglise. Les rapports entre Chloé et Julia s'étaient améliorés considérablement. Pas une ombre au tableau pour le moment. Julia se sentait bien , enfin à sa place. Mais seulement aves sa cousine. Kamille et Paskal la regardaient encore comme une personne qu'il fallait enfermer dans un asile psychiatrique. Julia en souffrait , de cette distance et de ces regards haineux et colèrique. Pourquoi en quelques années tout avait subitement changé ? Tout ça à cause d'une querelle de famille stupide . . .

Chloé et ses parents se dirigèrent au premier rang de l'Eglise , déja bondée , il faut le dire. Julia les regardait bizarrement , ne voulant pas les rejoindre , elle s'assit sur le tout dernier banc , celui entre la sortie et les dixaines d'autres bancs plein. Celui ci était vide , complètement. La messe allait bientôt commençer et elle se dépêcha de mettre ses écouteurs sur ses oreilles. Elle ne voulait entendre les chants , ni la voix de toutes ces personnes inconnus , ni le prête réciter un discour débile. Elle voulait juste entendre de la musique. Juste une mélodie qu'elle connaissait et qui n'avait rien à voir avec la religion. Julia ferma les yeux quelques instants mais les réouvrits aussitôt en sentant le banc trembler. Des personnes s'incrustaient.

Elle releva la tête , c'est là qu'elle les vit. L'androgyne de la veille , celui qui l'avait gentiment aidé à trouver le chemin. Georg , avec qui elle avait parlé que quelques secondes. Gustav , son cousin , une partie de son sang , celui de qui elle avait rêvé. Mais le pire fût quand Tom s'asseya à côté d'elle. Il était de mèche avec Gustav il y a quelques années. Et dire qu'elle l'avait profondément aimé. Se rappellait - il d'elle ?! Est - ce qu'il l'avait reconnu ou elle avait bien trop changé ?! Est - ce que lui aussi ressentait - il quelque chose ?! Quand les yeux de son cousin se posèrent sur elle , elle baissa la tête. Honte , espoir , haine et colère. Amour , regret , culpabilité et sentiments innavoué.

Dans un souffle , dans un murmure , elle aurait voulu lui dire qu'elle le pardonnait. Elle aurait voulu lui dire que ce n'était pas trop tard. Qu'ils pouvaient devenir amis. Il avait l'air sympathique. Mais pourtant , les mots restaient bloquer dans sa gorge. Elle se sentait vide , comme si quelqu'un lui avait volé son âme de princesse. Pourquoi ?! Ô oui pourquoi Gustav la traîtait comme ça ?!


- J'pensais pas te voir là. dit Gustav à l'intention de sa cousine.

- J'aurai préfèré ne pas te voir.

- Je sais. Dis dont , ça te dérangerai d'être sympa pour une fois ?

- Et c'est toi qui dit ça ?! Tu te rappelles tout ce que tu m'as fait ?!

- Oui. Mais ce n'est pas un problème.

- Pour moi oui.


La voix de Julia restait parfaitement calme , laissant prévoir la tempête. Ses yeux étincellaient de rage. Ceux de Gustav restaient clair et net. Il la regardait , essayant de perçevoir une pointe de regret dans sa voix. Non , elle ne regrettait en aucun cas ce qu'elle venait de lui dire. Bill , Tom et Georg se trouvaient entre ces deux là. Pourtant , rien ne les arrêtaient. Les trois garçons comprennaient tout. Surtout Tom qui était là à chaque blessures ou chaque coups bas que Julia subissait. Bill les avait toujours laisser agir , il ne les empêchait pas. Maintenant il regrettait amèrement. Tom et Gustav formaient un duo explosif.


- J'suis désolé. dit Gustav dans un murmure à peine audible.

- Quoi ?!

- Je suis désolé.
répliqua - t - il plus fort.


Julia le toisa de haut en bas. Avec un air de mépris et de dégoût.


- Va te faire foutre ! cracha la jeune fille.


Tom observait la scène. Ses poings se serraient au fur et à mesure. Ses ongles s'enfonçaient dans sa peau mais il s'en foutait. Il se souvenait. Il regrettait. Plus que tout. Il voyait le regard de Julia , affolé et perdu. Prise au piège. Il se souvenait de tout ce qu'il avait fait. Il se souvenait de son attitude. Pourtant , il avait changé. En si peu de temps. Il se rappellait du sourire de la noiraude. Si fragile et si précieux. Elle ne souriait pas beaucoup. Elle se cachait dans un univers où personne d'autre ne pouvait rentrer. Dans un univers de rêves et d'espoir. Julia sentit les yeux de Tom sur elle. Ca la brûlait. Sens trop y réfléchir , elle se leva et partit à l'extérieur.


- J'ai envie de lui coller une claque. s'exclama Gustav.


Il avait mal encaissé la réaction de sa cousine.


- Calme toi Gus'. dit Georg en posant sa main sur son épaule.

- Elle me le pairas.

- La violence ne résout rien.
répondit Bill.

- T'arrêtes pas de taper ton frère --' T'es pas l'exemple à suivre mon vieux.

- D'ailleur j'ai encore un bleu !
s'écria Tom.

- Ah , désolé frérot !


Bill n'était pas désolé du tout. Il l'avait tapé parce que Tom disait que son jumeau était une fille.


- Tape plus fort la prochaine fois.

- Comme ça ?!



Bill frappa un grand coup dans l'épaule de sa moitié. Celui ci poussa alors un cri strident. Les larmes lui montèrent aux yeux. Oui , il avait tapé un peu trop fort. Une grand mère devant se retourna et leur fit signe de se taire. Ca c'est clair , tellement elle faisait peur , ils allaient se taire.

Quand la messe fût fini , les garçons , suivit de la famille Schäffer , retrouvèrent Julia. Elle était assise sur un banc , sous les arbres , elle écoutait la musique et on les rayons de soleil faisaient ressortir la couleur de ses cheveux bleus. De loin , on pouvait voir que la jeune fille avait pleuré. Pourquoi son visage était - il aussi souvent mouillé ?! Le chagrin ne résout rien. Julia aurait tellement voulu que tout aille bien. Elle voulait que tout redevienne comme avant. Tom expliqua quelque chose aux Schäffer et à ses amis.

Sans un bruit , les mains dans les poches , il se dirigea vers la jeune fille. Elle ne le remarqua pas. Ni s'approcher. Ni s'asseoir à ses côtés. Dans un élan de tendresse , Tom attrapa la main de Julia et la serra trés fort contre lui. Il se souvenait. Il se rappellait. Il voulait effacer le passé. Au bout d'un quart d'heure , les deux jeunes se levèrent. Tom tenait toujours la main de Julia. Qu'avait - il pû lui dire ?


# Posté le mercredi 30 mai 2007 09:39

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 06:34

Je voudrais remonter la pente.

Je voudrais remonter la pente.
*

C'était comme un long couloir interminable. Sans sortie et sans bouche d'aération. A chaque pas , la pression était plus forte. La main de Tom tenait fermement celle de Julia et il la resserait quelque fois. De peur qu'elle ne s'échappe. De peur qu'elle ne s'envole encore plus loin que les premières fois. Par moment , leurs yeux se perdaient l'un dans l'autre. A la recherche d'émotions et de sentiments. Parfois ils traversaient le noir infini. Comme si la nuit les avait enlevé.. Leurs respirations se mélangaient et leurs doigts s'entrelaçaient. Douce mélodie angoissante et planante. On aurait dit que le temps s'était arrêté subitement , comme si quelqu'un voulait que ce moment dur à jamais. Douce chanson entraînante et sanglante. Qu'allait - il se passer à présent ?! Tout redeviendrai comme avant. Douce phrase étouffante et souriante. Julia en était persuadée.

Au fur et à mesure de l'usure de leurs pas inutiles , le bruit se faisait plus bruyant. Des chuchotements , des rumeurs et des mots . . . Tout leur parvenait aux oreilles. Julia avait compris pendant leur chemin. Tom faisait partit du groupe de Gustav , ainsi que Bill et Georg. Au lieu de l'agaçer , une immense vague de chaleur l'envahit. Appesante comme une brise de soir d'été. Elle s'en foutait. Peu lui importait. Julia avait pourtant compris. Tom ne serait jamais à elle . . . Le voulait - elle vraiment ?! Elle avait compris. Il ne fallait faire confiance à personne. Trop de sourires hypocrites et de paroles qui sonnent comme une pierre. La main de Julia se dégagea lentement de celle du jeune homme mais celui ci la rattrapa. Plantant ses yeux noisettes dans le tourbillon d'émotion que les yeux de la noiraude offraient. Ce vert si hypnotisant. Ce vert si envoûtant. Ce vert si chaleureux. Ce vert si . . . Vert.

Lorsqu'ils s'arrêtèrent , ils se trouvaient devant le petit monde que Tom avait soigneusement lâché. Tom leur sourit. Julia , elle , repensait à tout à l'heure. A ces mots . . . Si beaux . . . Si réconfortants . . . Elle se rappellait. Elle aurait voulu que le monde entier les entende. Ces mots . . . Personne auparavant n'avait osé lui dire. Tom l'avait pourtant fait. Le sourire aux lèvres et le regard étincellant. Si étincellant qu'on ressentait chaques émotions.





F l a s h B a c k





- Ca va sûrement te paraître bizarre mais . . . J'me souviens de toi. Petite fille fragile et insouciante. dit Tom d'un ton maladroit. Je . . . Je sais que . . . y'a quelques années , j'te faisait les pires horreurs du monde . . . Enfait , j'me souviens surtout que Gustav me poussait à te persécuter. Comme un con , j'le faisait. Sans trop d'enthousiasme et avec une pointe au fond du coeur. Je me souviens de ton visage innondé de larmes. Je n'voulais pas. Tu me hantais chaque nuit. Mon esprit est à présent impregné de toi. Tu ne me quittes pas. De nuit comme de jour. Ton visage est là. Me faisant regretter le passé. Un jour , je m'étais juré de m'excuser si tu revenais. Te voir partir m'avait fendu le coeur. Aujourd'hui est un futur. Tu es là. Une promese d'avenir proche et heureux. Je me souviens de ton sourire si faible et si timide , toujours voyant , même à travers le rideau qu'avait formé les larmes sur ton visage. Tout passé a un futur. Tout futur a un présent. Tout le monde avance , même si le chemin est rude et éprouvant. Il en a fallu des années pour m'excuser. M'excuser pour des actes cruels et ignobles qui n'auraient jamais dû arriver. Je t'ai fait du mal . . . J'en suis profondément blessé. Le problème . . . C'est qu'on ne peut pas empêcher quelqu'un d'aimer.



Le visage de Julia s'éclaira. La flèche piqua délicatement son coeur. Les larmes coulèrent de nouveau. Des larmes de joie et de bien être. Elle était à présent dans son univers. Un immense sourire prit possession de son doux visage. Tom craqua , il la prit dans ses bras. La serrant le plus fort possible sans l'étouffer pour autant. Ils étaient seuls. Ils se souvenaient d'avant.





F i n d u F l a s h B a c k





Gustav avait le regard viré sur les doigts entrelacés des deux venus. Tom n'aurait jamais pu le lâcher comme ça, et avec la chance qu'ils risquaient d'avoir, une ou deux fans allaient tomber sur eux. Il se dépêcha donc de tirer son meilleur ami plus loin avec lui.

Dans l'esprit de Chloé, tout se passait exactement pareille. Comment avait-il osé la toucher ? Qu'avait-elle encore réussit à faire ou dire pour que Tom tombe aussi inconsciemment dans le piège ? Elle avait presque crû que Julia avait changé, qu'elle allait s'occuper de ses affaires et en plus l'accompagner, mais non, il fallait qu'elle touche à son meilleur ami. Lorsqu'elle comprit que son frère avait emmené le guitariste avec lui, elle se leva et foudroya du regard sa cousine. Elle allait le regretter, amèrement.


Julia remarqua bien vite la réaction de Chloé et préfèra plutôt fuir que de se disputer avec elle.


- Euh . . . Je . . . Je vais faire un tour.

- Tâches d'être rentrée pour le déjeuner Julia.
s'exclama Kamille.

- Ouais Ouais.


Julia partit , les mains dans les poches et une sensation de regard fusillant dans son dos. Devait - elle crier victoire ?! Ou plutôt regretter ?! Elle n'aimait pas Tom. Elle n'était pas amoureuse de lui. Elle avait jsute besoin de retrouver quelqu'un. Quelqu'un de cher et au regard rassurant. Parce que même si elle ne le montrait pas , elle tremblait de peur. Elle aurait voulu s'enfuir en France , retourner à Paris. Mais pour aller où ?! Vivre clandestinement et attendre qu'on la retrouve ?! Non , ce n'était pas ce qu'elle voulait. Pas une vie de nomade. Partir pour revenir. Changer pour devoir se retrouver. Passer sa vie à s'enfuir. Ce n'était pas un moyen. Non , elle ne pouvait pas.

Et si elle mourait ?! Peut être que son coeur serait allègé. Et si elle se jettait sous une voiture ?! Manquerait - elle à quelqu'un ? Voila , sa vie se résumait à une souffrance perpétuelle. Ces questions sans réponses. Elles ne les aura jamais. Attendre. C'était tout ce qu'il lui restait.

Sans s'en rendre compte , Julia traversa un petit parc. Un parc qu'elle connaissait plutôt bien. Elle y était souvent allée. Avec sa mère , quand celle ci en avait encore la force. Plus morale que physique. Julia repensait à cette époque. Nostalgie et amertume l'envahissaient. Comme une aiguille souillée de sang dans sa peau blanche.

Alors qu'elle replongeait dans les souvenirs , quelque chose roula à ses pieds.


- Pardon M'dame. J'pas fait exprés. C'ma soeur qui s'pas jouer.


Julia releva la tête. Découvrant un jeune garçon blond aux yeux profondément verts. Une casquette était vissée sur sa tête et une petite méche plus clair que les autre était collée à son front par la sueur. Son visage était luisant et ça devait faire un bon moment qu'il jouait. Dérrière lui se tenait une petite fille d'environ quatre ans. On auraît pû croire qu'elle était à deux doigts de pleurer si elle n'avait pas eû un si grand sourire sur son visage de princesse. Elle portait une petite robe grisâtre qui avait l'air d'être bien blanche avant. Son visage était couvert de poussière et ses pieds étaient noir de noir. Seul le garçon était impeccable.


- C'est pas grave. dit Julia avec un sourire au coin des lèvres.


Elle leur fit un signe de tête et partit finir son tour. Quand elle regarda l'heure à son portable , il indiquait midi quinze. Pourquoi cinq minutes paraissaient des heures ?
Du côté de Gustav et Tom , la conversation était plutôt animée . . .


- Non mais t'es fou ou quoi ?! T'es entrain de pactiser avec le diable. cria Gustav.

- Le diable ?! O_o Mais Julia est un ange.

- Réveille toi mon vieux. Cette fille est la pire ordure du monde.

- Tu te rends compte de ce que tu dis ?!
Tom commença à se mettre en colère.

- Oui , trés bien. Julia est folle !

- Non , Julia n'est pas folle. Elle est adorable. Et si tu apprenais à la connaître , tu comprendrais.
- J'ai pas besoin de comprendre pour savoir qu'elle est folle. Si tu t'approches encore une fois d'elle , je la tue. Devant tes yeux.
cracha Gustav.


Gustav tourna les talons et rejoins sa famille ainsi que ses amis. Entre ses dents , Tom jura comme jamais. Pas question de plier sous les ordres de son meilleur ami. L'était - il vraiment à ce moment même ?! Le regard de Tom n'était que colère. Perdre Julia ou . . . Avancer droit dans le mur en carton ?! Ce n'était pas si dur que ça. Foncer pour renverser le monde. Chercher la personne que l'on aime et reconstruire le monde en meilleur. Décidément , Tom idéalisait trop les choses. Alors qu'il retournait vers le groupe , une main se posa sur son épaule et une bouche se rapprocha de son oreille.


- Bouh . . .


Un souffle léger et chaud lui chatouilla l'oreille. Il frissonna. Il pensa tout d'abord à Julia mais elle n'aurait pas fait ça. Quoi que . . . Deux mains se posèrent sur ses yeux et une voix joyeuse cria :


- Qui c'est ?! =D

- Euh . . .
hésita Tom un instant. Chloé ?!

- Nan.

- Charlotte ?

- C'est qui ça ?!

- Mon Ex de la nuit derrière.

- Ah.

- Bon bah . . . Julia ?!

- Non plus.

- Ben je sais pas.

- C'est moi gros couillon !


Ses yeux retrouvèrent la lumière du jour. Bill se trouvait devant lui. Visiblement , ça n'enchantait pas beaucoup Tom.


- Qu'est ce que tu m'veux ?

- Rien =D

- Mais bien sûr. Quand tu viens c'est toujours pour me demander quelque chose.

- T'as pas 100 balles ?!





[ . . . ]





- Julia ?! Tu es là ?! cria Kamille depuis le hall d'entrée.

- Ouais ! J'suis dans ma chambre.

- Tu as faim ?

- Non , pas vraiment. J'aimerai mieux me reposer.

- Comme tu veux !



Le bruit des talons de la tante de Julia sur le carrelage du couloir se firent entendre jusque dans la chambre de la jeune fille. Julia était assise sur son lit. Elle carressait la couverture d'un petit carnet. Sa couverture était rose flash et un grand " J " était dessiné à l'encre de chine. C'était une sorte de caligraphie faite par un amateur. Il y avait quelques bavures mais ça ne se voyait pas plus que ça. La vue de Julia s'embua , elle repensait à avant.





F l a s h B a c k





- Maman , tu m'achètes un journal intime ? =D s'écria Julia en passant devant la papeterie du coin.

- Si tu veux ma chérie. Quand Papa rentrera d'Angleterre.

- Merci =D



Julia regarda encore une fois la vitrine , les yeux pleins d'étoiles et le coeur battant. Elle aurait son journal , le premier.





F i n d u F l a s h B a c k




Un larme s'écrasa sur la couverture , laissant une petite tâche foncé sur celle ci. Pourquoi était - elle partit si vite ?!





F l a s h B a c k





- Papa , pourquoi Maman elle revient toujours pas ?!

- Ecoute mon coeur , je te l'ai déja dit. Maman ne reviendra pas.

- Pourquoi ?

- Parce qu'elle dort.

- Mais pourquoi elle se réveille pas ?

- Parce que ses yeux sont collés.

- Mais elle devait m'acheter mon journal.

- Elle l'a fait.



Son père lui tendit une petite boîte en fer. Julia s'empressa de l'attraper. A cet âge là , elle était encore inconsciente de ce qu'il se passait. Pourquoi avait - elle demandé un journal alors qu'elle ne savait pas encore écrire ?! Pourquoi elle n'avait jamais rien écrit dedans même aprés avoir passé le collège ? Pourquoi . . . Pourquoi elle ne comprennait que maintenant que sa mère ne reviendrait pas ?





F i n d u F l a s h B a c k





Julia prit un stylo en main et ouvrit le journal. Ses larmes commençaient à sécher mais pas assez pour ne pas tomber par moment. C'est à ce moment là qu'elle la remarqua. Seulement maintenant. Cette inscription sur la page de gauche , en haut à gauche. Julia porta son attention sur celle ci. Buvant les mots qui y étaient écrit.



" Ma fille . . . Je ne sais pas qu'elle âge tu auras quand tu liras ce petit mot mais j'espère que tu seras assez grande pour comprendre.

C'est vrai que jusque là la vie a été plus facile mais tout paradis a une fin. Si tu lis ce mot , c'est que tu es prête. Prête à vivre. A reconstruire.

Si je pars . . . C'est normal. Je savais , même avant de t'avoir , qu'il ne me restait plus beaucoup d'années à vivre. Ma vie a été déja bien longue.

Si je pars . . . C'est normal. C'était prévu. Et sans ça , tu n'aurais pas vécu. Je ne veux pas entrer dans les détails. Un jour on t'expliqueras tout.

Pas encore, c'est peut être encore trop tôt. Sache que toutes ces années avec toi étaient plus que merveilleuses. Tu m'as fait rire , sourire et pleurer.

Je pars le sourire aux lèvres. Merci pour tout mon Ange. Sache que je t'ai aimé et que je t'aimerai jusqu'à l'infini. Je te regarde Julia. Fait bien attention à toi . . .

Bisous. Je t'aime. Ta Maman qui est au ciel. "



Julia ravala ses larmes. Elle devait écrire. Elle tourna la page et commença à écrire sur la page de droite. La pointe du stylo glissa doucement sur la papier. Julia pensait à elle. A sa mère.


# Posté le mercredi 06 juin 2007 14:45

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 06:34

L'amour aux trousses.

L'amour aux trousses.
*

Les rayons du soleil passaient par les raignures du volet et venaient se reflèter sur le mur quelque peu coloré. Elle avait veillé toute la nuit. Ecrivant. Ecrivant dans son journal. Ecrivant dans son journal son passé. Versant quelques larmes. Versant quelques larmes qui ne faisaient que mourir ensuite sur les feuilles de papier. C'est alors , vers six heures du matin , que Julia ferma ses yeux gonflés et s'endormis , la tête vide du passé et les pensées vive d'avenirs.

Ce matin là , Julia rêvait. Cela faisait bien longtemps qu'elle ne l'avait pas fait. Julia rêvait de maintenant. Elle voulait devenir gentille mais pas trop quand même. Elle voulait devenir sociable mais pas avec n'importe qui. Elle allait essayer d'y arriver. Alors qu'elle rêvait pésiblement , quelqu'un vint frapper à sa porte. Le bruit l'assoma , elle était plus que crevée. Julia poussa un grognement et se retourna sous sa couverture. La personne frappa plus fort et cria quelque chos d'incompréhensible aux oreilles de la jeune fille. Au bout de dix minutes , la personne arrêta de s'acharner sur la porte. Bon Dieu , mais qui lui avait foutu une famille pareille ?!

Exaspéré , Julia se leva , de grandes cernes sous les yeux et les cheveux en pétard. D'un pas nonchalant , elle se dirigea vers la salle de bain.





P . o . v . J u l i a





Bordeeeel , j'ai maaal à la têteuuuh T__T Genre j'ai un marteau piqueur qui me charcute le cerveau. Et aprés c'est tout en bouillie. Pis ça pue et je fond de l'int . . .

# BAAFF #


Mais euuuh . . . En plus j'ai les muscles en compote. J'ai mal partout. En clair : Je suis TRES fatiguée. Je voudrai dormir. Et BEAUCOUP !!!! Mes yeux vont restés collés sinon. Chiotte.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!!! Y'A UN TRUC COLLANT SOUS MON PIED !!!!!
Mais c'est quoi ce truc orange ? O_o


- Ah , Julia ! C'est gentil d'avoir essuyé ma confiture ! s'écria un gamin d'à peut prés cinq ans , avec du nutella tout autour de la bouche et des petits yeux de mouches.

- T'es qui toi ?

- Je m'appelle Arnold ! Je suis le voisin d'en face =D

- Et t'as le droit d'être ici ?

- Non =D

- Retourne chez toi moustique !



C'est là où son menton trembla et qu'il hurla à la mort , des larmes barbouillants son visage nutellaté. Je n'aurai JAMAIS d'enfants !





F i n P . o . v . J u l i a






Arnold s'enfuit en courant , laissant alors Julia , complétement désepéré. Elle était tombée dans une famille de fou furieux , il fallait le dire.
Julia rentra dans la salle de bain et ne se prit plus la tête. Son havre de paix.





[ . . . ]





- Kamille ? Je sors faire un tout ! cria Julia.


Celle ci attrapa ses new rocks et passa prés de dix minutes à les mettre. Dehors , le vent apportait une légère brise fraîche et les branches des arbres se balançaient doucement. Un sourire prit possession du visage de la jeune fille. Elle se sentait bien. Le soleil brillait et aucunes voitures ne circulaient à cause de la neige. Julia ouvrit la porte de la maison et le vent s'engouffra dans sa chevelure détachée. Son écharpe noir et rouge était impeccablement nouée à son cou et elle avait prit son bonnet. Elle le mit sur sa tête , faisant bien attentin à couvrir ses oreilles et remonta l'écharpe jusqu'au bout de son nez. C'est vrai qu'il faisait incroyablement froid. Elle ne voulait pas tomber malade , quitte à être ridicule dans cet accoutrement grotesque. Personne n'allait en faire une maladie.

Elle s'aventura dans l'allée et alluma son Ipod. C'est quand elle vit un oiseau passer qu'elle l'éteignit. Pourquoi arrivaient - ils aussi tôt ? Le printemps . . . C'est dans lontgtemps. L'air hivernal carressait son visage. Elle réfléchissait. Un peu trop peut être. Chanson sublime et gâteau sucré. De sa poche , elle sortit un sucre d'orge de toutes les couleurs. Elle defit doucement le papier , sans le déchirer. Elle allait le porter à ses lèvres mais quelqu'un cria son prénom. Et Merde. Tans pis pour la petite friandise.


- Julia !


Celle ci se retourna. Bill se dirigeait vers elle. La démarche assurée et un immense sourire aux lèvres.


- Où tu va ? reprit celui ci.

- A la papèterie.





P . o . v . J u l i a





Autant essayer d'être gentille. Puis il a l'air gentil. Et . . . C'est le frère de Tom quand même. Et faut aussi dire qu'il est assez craquant. Et son regard . . . Oh Gott ! Il est trop bandant des yeux ce mec. Allé Ju' , te laisse pas avoir. Les mecs sont tous des connards. Et ils finissent tous dans le lit d'une autre meuf même si il est déja casé. Je le répète : Les mecs sont TOUS des connards. Sans exception.


- Je . . . Je peux venir avec toi ? me demanda - t - il.

- Si tu veux.


Je n'étais si froide , ni gentille. Hahahaha ! Ce serait franchement pas marrant si tout était beau et rose. Il faut du pep's dans la vie. Youpiiii !!! Sortez tous les confettis , la vodka et les gâteaux gras ! Je ne me laisserai jamais par un mec comme lui.


- Pourquoi tu rigoles ?


Mes joues s'enflamment. Et putain de merde . . .





F i n P . o . v . J u l i a





- Euh . . . Rien. Je pensais juste à un truc.

- Ah . . . Ok



Un gros blanc s'intalla entre les deux jeunes. Leurs pas sur la route se faisaient presque préssés et leurs regards fuyaient. Ils avançaient vers le centre ville et il y avait de plus en plus de monde. Les gens se retournaient sur leur passage , observant Bill et le défigurant largement. L'androgyne contentait de sourire. Il avait interdiction de sortir dehors sans garde du corps. Peu lui importait.

Se faire piétiner et risquer l'impossible ou rester chez sois à croupir comme un con. Le fait que tout le monde le connaissent , il s'en foutait. Que les gens se retournent , encore plus. Enfait , tout le monde s'imaginait l'idéal alors qu'il était tout sauf ça. La célébrité ne lui avait pas monté à la tête mais son coeur était bien plus que rongé. La pression , le stresse permanant et l'angoisse le tiraillaient.

Julia était mal à l'aise. Elle ne se sentait pas à sa place. Pas dans son monde. Pas chez elle et encore moins avec la personne rêvée. Elle n'en avait rien à faire d'être avec une star. Pour elle se n'était qu'un mec bien foutu et riche par dessus le marché. Son coeur battait à en faire crever plus d'un. Elle était comme un merd perdue parmis la foule en délire. Putain , mais qu'est ce qu'elle pouvait bien foutre ici ?!


- Ca va ? demande Monsieur la Star.


Julia releva la tête , perdue dans ses plus profondes pensées , les yeux dans la vides et la tête archi pleine.


- Oui Oui.

- Dis moi , tu veux faire quoi à la papèterie ?

- Et ben , je voulais m'acheter un cachier de dessin et un cahier pour écrire. Un peu comme un journal si tu vois ce que je veux dire.

- Mais . . . t'as de l'argent ?

- Ouais , mon père me verse 500 euros toutes les semaines.

- Waaaah . . . La classe.

- Si tu le dis.



Julia détourna le regard , se laissant attirer par une vitrine colorée. Elle se précipita devant celle ci et l'admira. Bill se rapprocha , comprenant alors l'entousiasme de la jeune fille. Ses yeux brillaient et son sourire ne s'effacait pas. Le magasin vendait une multitude de guitare , plus belles les une que les autres. Son regard se figea sur une guitare électrique blanche et noire. Tout ce qu'il y avait de plus classique mais tellement chère à ses yeux. Depuis ses cinq ans , son père avait insisté pour qu'elle prenne des cours de guitare. Depuis ce temps là , elle pratiquait. En cours ou pas.


- Elle est belle hein ? demanda le brun.

- Plus que ça. Bon . . . vaut mieux pas tarder. Si je ne suis pas de retour pour manger , je vais me faire décapiter.


Julia reprit alors le chemin.


- Et dire qu'il faudra retourner ici ce week end. soupira - t - elle.

- Pourquoi ?

- Je te signal que la rentrée c'est ce lundi là.

- Ah Ouiiii . . . Enfin bon , étant donné que nous sommes célèbres , mon frère et moi pouvons choisir quand on y va ou pas. Tom y va . . . quand il en a envie , ceci dit , c'est très rarement. Et puis moi j'essaye d'y aller souvent. Enfin , si c'est pour voir des groupies me sauter au cou : Non merci très peu pour moi !



Julia laissa échapper un petit rire. Bill sourit. Il avait réussi. De nombreuses questions s'entre choquaient dans sa tête. Il aurait voulu les poser mais son coeur hésitait. Il ne voulait pas lui faire de peine. Il ne voulait pas la blesser. Il ne voulais pas faire de gaffes. Il ne voulait pas être idiot. Il ne voulait pas que cette simple sortie soit gâchée à cause de lui. Risquer ou attendre. Avançer ou rester. Demander ou se taire. Sauter sur l'occasion ou soutirer des informations à Chloé. Mieux vallait attendre.

Julia regardait Bill , impressionnée et émerveillée. Ce mec à lui seul dégagait une lumoère impressionnante. Une lumière qui voulait montrer une grande assurance et une détermination sans embûche. Un esprit clair et une psychologie intacte. Pas comme toutes ces stars sans cervelles et si superficielles. Ces stars qui ne tiennent que sur un pied et qui font des caprices de gamins de quatre ans. Bon Dieu . . . Pourquoi tout le monde n'était pas comme lui ?

Alors qu'elle l'observait , essayant de découvrir une simple petite émotions , leurs regards se croisèrent. Par réflèxe , Julia baissa la tête. Non , elle ne craquait pas sur lui mais quelque chose de mystèrieux habitait en lui. Comme un étrange passé. Comme si il gardait un secret. Elle voulait savoir. Elle le saurait. Intérieurement , elle souriait.

Au bout de dix minutes de silence , les deux jeunes rentrèrent dans la papèterie. C'était un petit magasin étroit mais comme la caverne d'Ali Baba. Tout ce que l'on voulait , on le trouvait. Tout était étalé sur de grandes tables en bois et les cahiers étaient rangés de la plus petite à la plus grande taille. Le regard de Julia cherchait un cahier , plutôt spécial , coloré de préférence et assez épais. Ecrire , c'était son seul moyen pour décompresser. La pression était forte. Ce pays la tuait. Elle voulait s'échapper. Le plus rapidement possible.


- Y'a des cahiers partout. Tu cherches quoi exactemement ? demanda Bill.

- Un cahier pour écrire. Un très beau cahier.


Julia sortit son journal , que sa mère lui avait acheté , de son sac à dos. Elle le montra à Bill juste avant de répliquer.


- Comme celui la. Ici est écrit mon passé. Dans le nouveau se sera au jour le jour. Tu comprends ?

- Oui.



Bill avait des idées mesquines derrière la tête. La jeune fille n'en savait rien. Elle ne le saurait jamais. Soudain , Julia se précipita au fin fond du magasin. Et ce fût avec un immense sourire qu'elle revint aussitôt. Un cahier rouge et dorée dans les mains. Il était parfait. Son sourire fît rougir Bill , celui ci baissa alors la tête , les joues en feu. Ce sourire de soulagement. Ce sourire chaleureux. Ce sourire tendre. Ce sourire nostalgique. Ce sourire à tomber. D'un pas assuré elle se dirigea vers la caisse. Il était à elle. Son présent serait écrit. Ligne pour ligne.






[ . . . ]






P . o . v . C h l o é






" Vous avez reçu 3 nouveaux emails. "



Putaiiiin font chier les gens ! Je voudrai être tranquille ! Bref --' J'ouvre ma boîte de messages.
Premier mail , de la pub , comme toujours. Oui Oui " Msn messenger vous offre . . . " Pffff . . . J'en ai rien à fouuutre !

Deuxième mail , une chaîne de merde. " Si vous ne renvoyer pas 15 fois ce message , vous serez . . . " Gna Gna Gna. Ta gueule quoi !

Troisième mail . . . Non , je rêve. C'est pas possible ! Il ne m'en envoit jamais ! C'est pas possible . . . Dites moi que je rêve. Mais pourquoi mes yeux veulent à tout pris voir ?! O__o



" Salut Clo' , ici ton prince charmant ! XD
C'étair pour te demander si tu voulais pas qu'on se voit ce soir ? Je sais pas , une petite sortie en tête à tête . . .
Enfin tu vois le genre non ?
J'ai besoin de te parler. De toute urgence. Répond moi s'il te plaît.
Bisous. A ce soir. <.3
Bill "


* mode groupie hystérique *


Kyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
Bordeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeel
Deeeeeeeeeeeeeeeeee
Meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeedeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh





F i n P . o . v . C h l o é





Entendant des bruits suspects dans la chambre de sa cousine , Julia ouvrit la porte.


- Mais qu'est ce que tu fous ?!


Chloé était à quatre pattes sur son lit et mordait son cousin comme un chien. Ok , ce n'était pas sa cousine. A partir d'aujourd'hui.


- Euh . . .


Le cousin tomba et Chloé prit une teinte rouge tomate.


- Ben . . .

- Non c'est bon. Je vois le genre. Pas besoin de me détailler les choses.



Sur ce , Julia partit. Elle souffla et secoua la tête. Non décidement , elle n'avait vraiment pas de chance.





# Posté le mardi 12 juin 2007 14:08

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 06:34

Réfléchir avant de parler.

Réfléchir avant de parler.
*

Dehors , l'orage grondait et le ciel jetait de puissants éclairs. Les arbres se pliaient sous la pluie et les grandes bourasques de vent et la pauvre Julia tremblait de peur. Ses yeux brillaient de détresse et ses dents claquaient bruyamment. Recroquevillée dans un coin de sa chambre , elle compressait ses oreilles avec ses mains pour ne pas entendre ce bruit effrayant. La réveil ne marchait plus et la seule lumière qui éclairait encore la pièce était celle des petites étoiles fosforécentes accrochées au plafond.

Julia les regardait , histoire de trouver un peu d'aide. A part ça , la pièce sombrait dans le noir le plus complet. Le tonnerre faisait trembler les murs de la maison et la pluie s'abbatait même sur les volets dans un bruit assoudissant. Parfaois , Julia gémissait de peur et elle enfouissait sa tête dans ses genoux. Malgré ses mains sur ses oreilles , elle entendait quand même. Son coeur battait plus vite que jamais et ses yeux restaient fermés aussi fort que possible.

Paskal et Kamille l'avaient lâchement abandonné pour aller voir des amis. Gutav était au cinéma avec Tom et Georg. Et Chloé était sortie avec Bill. Julia allait donc passer la soirée en tête à tête avec le temps de merde qui s'opposait à elle. Jeune fille forte à l'extérieur mais si vulnérable de l'intérieur. A 22h00 , Tom lui avait envoyé un sms , lui disant qu'il s'amusait bien et que c'était dommage que Gustav n'ai pas voulu de sa présence. Julia avait bien évidemment tiré la tête. Tans pis , ce serai pour une prochaine fois.

Elle entendait les branches des arbres frotter et taper contre les volets en bois humide. La jeune fille mordait la manche de son tee-shirt et des larmes perlaient au coin de ses beaux yeux verts. Mon Dieu , pourquoi ce temps là lui rappellait - il tant de choses ?!





F l a s h B a c k





Elle avait tout juste quatorze ans et comme tous les soirs depuis plus de deux mois , elle traînait dehors , accompagnée de Louise et David. Les rues de Paris étaient quelque peu mal éclairées et la chaleur du mois de Juillet devenait de plus en plus étouffante. Il n'y avait presque pas un chat dans la rue et tout les volets des maisons étaient déja fermés. Assit dans un coin du Parc , David fumait son join habituel et les filles entamaient leur deuxième bouteilles de vodka. Leurs joues rosies par l'alcool étaitn plus brûlantes qu'un radiateur à fond en plein hiver Canadien.


- Hey les filles , que diriez vous d'un peu de cok' ? s'exclama le jeune homme.


Louise , déja euphorique aprés sa quatrième gorgé de vodka , s'écria bien haut et fort en dansant :


- Han Ouaiiiiis !!!!


Julia éclata de rire , pas sûr de ce qu'elle faisait. La première bouteille commençait à lui monter gravement à la tête. Sa vue se brouillait et devant elle , parfois , elle apperçevait son père en triple qui criait à la mort pour qu'elle désoule au plus vite. Depuis que ça mère était partie , Julia avait changé ses fréquentations et sa façon de penser. Elle avait perdue ses meilleurs amis et la confiance de son entourage. La premier soir , aprés avoir traîné avec sa nouvelle bande , la jeune fille était rentrée complètement bourrée. Le deuxième soir , elle avait été arrêtée car elle courait à poil dans un jardin. Le troisième soir , elle avait déja volé une voiture. " Pour aller à la plage " avait - elle dit. Le quatrième soir , elle avait fait son premier shoot et s'était défoncée à la cocaïne. Connerie sur connerie. Merde sur merde. Julia voulait devenir une rebelle.

A
lors qu'elle réfléchissait et rigolait en même temps , la bleutée s'allongea sur le banc , en bois moisi. Pendant ce temps là , Louise gerbait ses tripes au pied d'un arbre et David s'était assis en plein milieu de la route. Il était entrain de se faire un speed quand l'orage éclata. Celui ci éclata de rire et commença à se relever. Il n'avait pas vu la voiture arriver à toute vitesse derrière lui. Dans un cri , il s'étala au sol , inerte et baignant dans son sang. Aussi froid qu'une pierre.





F i n d u F l a s h B a c k






L'orage s'était arrêté , laissant derrière lui une jeune fille endormie , au visage détruit par les larmes. Trop de souvenirs enfouits et de larmes refoulées. Julia était allongée sur son lit , sans trop savoir pourquoi elle y était et ses ongles griffaient les couvertures chaudes. Comme si la vie était un danger permanent et un combat contre le temps. Dans sa tête raisonnait une mélodie. Mélancolie , douce et suave que porte les mots cachés que l'on ose pas ressortir. Si tout devait être un secret , personne ne survivrait.





D u c ô t é d e C h l o é





Bill avait fait soigneusement demander une table isolée au fond de la salle et une fenêtre bien propre. Chloé arborait une robe noire et des ballerines rouges. Un ruban rouge et noir entourait son cou et son serre tête rouge à pois noir reposait sur sa tête. Si peu vêtue pour un hiver rude. Mais du goût de Bill car depuis tout à l'heure , celui ci la regardait d'un air . . . coquin. Chloé s'assit confortablement dans son siège et regarda Bill qui semblait chercher quelque chose.


- Qu'est ce que t'as ? demande la jeune fille.

- J'ai vraiment trop la honte --' . fit le brun , rouge pivoine.

- Pourquoi ?

- Parce que ce resto' est pitoyable.

- O_o Arrête , la bouteille de vin coûte pas moins de 150 euros et le repas dépasse toute mes espérances.

- Oui mais . . .

- Bill
, coupa Chloé , ce restaurant est parfait et la soirée encore plus.


L'androgyne sourit et planta son regard dans celui de Chloé. Ses yeux pétillaient de bonehur et un sourire pouvait se deviner sur ses lèvres. Les sentiments du brun se chamboulaient et semaient la pagaille dans son esprit clair à l'habitude. Il avait envie de sourire , de rire , de crier , de pleurer. Bonheur rime avec Douceur. Douceur rime avec Humeur. Humeur rime avec Honneur. Le bonheur dans le moindre regard et la douceur dans la voix. Comme apportée sur un plateau en or et si précieux. L'humeur dans le coeur et l'honneur du bout des doigts. Fièr d'avoir pû oser , tenter sa chance. Il était avec elle. Pour la soirée. Ou même bien plus.

D'un élan assuré , l'androgyne attrapa la main de Chloé qui reposait sur la table. Leurs doigts s'entrelaçèrent. Bill regarda Chloé intensément. Il allait le dire. Il allait lui déclarer sa flamme. Il allait l'embrasser , à un moment ou à un autre. Il allait lui dire qu'elle comptait plus que tout. Il allait lui susurer des mots doux à l'oreille. Il allait . . . Le visage du brun se crispa.


- J'vais au toilettes ! dit celui ci.


Ok , comment être dégouté des mecs à vie.
Bill se dirigea vers l'autre bout de la salle mais changea très vite d'avis. Le jeune homme fit demi tour et se posa prés de son amie. Il se pencha légèrement. Leurs lèvres se touchèrent , se posant l'une contre l'autre. Doucement , très doucement. Délicatement , très délicatement. Les lèvres de Bill étaient douces , peut être trop d'ailleur. Ca glissait un peu d'ailleurs. C'était très . . . Jouissif. Et c'était le cas de le dire. Comment recraquer pour les mecs.
D'un commun accord , ils défirent leur baiser. Aussi rouge rouge rouge qu'une tomate bien mûre. Chloé reprit son souffle et susura :


- Tu devrais peut être aller aux toilettes. Tout le monde nous regarde.


Bill se releva , colla ses lèvres sur le front de la jeune fille. Ni regret , ni culpabilité. Il avait réussi la première étape. La deuxième allait être bien plus difficile mais il devait y arriver. ILS y arriveraient. Sur cette note de diabolisme , il partit , se soulager.





[ . . . ]





Bill était allongé sur son lit et il regardait le plafond dans un silence de mort. Il était à peine trois heure du matin et il n'arrivait pas à s'endormir. Cette soirée avait été parfaite mais le regard de Chloé le hantait. Ces yeux pleins d'étoiles et remplit de nostalgie. Pourquoi un regard si triste ? Pourquoi un regard si mélancolique ? Pourquoi des yeux remplient de larmes ? Pourquoi un sourire forcé ? Pourquoi . . . Tant de questions indiscrètes . . .

Ce regard le hantait , le torturait , lui faisait mal et lui déchirait le coeur en mille morceaux. Sans trop savoir pourquoi à vrai dire. Il essayait de comprendre l'impossible mais avec une petite touche d'espoir. " L'espoir fait vivre" disait Tom si souvent. Il aurait pû lui poser la question mais son coeur le retenait. Il avait peur. Du moins , c'est ce qu'il essayait de se faire croire. Ca avait plutôt l'air psychologique.

Bill tourna la tête vers la fenêtre de dehors. Le vent avait courbait les arbres et la pluie avait formé des dessins dans la terre. La pelouse était parsemée de flaques d'eau et de boue et pour sortir , c'était le parcour du combattant. La lune était cachée par les nuages mais quelques rayons les traversaient , éclairant la route ou même quelques jardins. Douce lumière si fragile mais si appesante.

Bill émit un mince sourire et détourna le regard pour se concentrer sur son plafond. Devait - il attendre ou se bouger le cul ? Soudainement illuminé , Bill se leva et alluma son ordinateur portable. En seulement quelques minutes , il se connecta à msn , sans faire vraiment attention aux personnes connectées. Il s'apprêtait à envoyer un mail quand quelqu'un vint lui parler.



Clo' x'3 :
Toi aussi t'arrives pas à dormir ?

Mister BaKa :
T'as vu tout juste

Clo' x'3 :
Je voulais parler à Julia mais elle dort déja >__<

Mister BaKa :
^^ Ben enfait . .. Moi . . . Je voulais te parler. De . . . Tu vois , tout à l'heure , t'avais l'air . . . Ailleur.

Clo' x'3 :
Haaaa ! Ben enfait , je pensais à Ju' . La pauvre , elle était toute seule.

Mister BaKa :
U__u j'me suis inquièté piur rien alors.

Clo' x'3 :
Ooooh , tu t'es inquièté ?! Je suis désoléééééééé !

Mister BaKa :
Non mais c'est bon. C'est pas grave ^^ Et euh . . . Enfait , j voulais te demande un petit service : Tu . . . J'ai besoin de savoir quelque chose et . . . Je voudrai que tu prennes le journal intime de Julia et qu tu me le donnes . . . Je te le redonnerai aprés, bien sûr. Mais c'est juste pour voir un truc de rien du tout. Tu . . . tu veux bien ?

Clo' x'3 :
Tu , tu vas le lire ?


Mister BaKa :
Bien sûr que non ! C'est juste pour voir un truc.

Clo' x'3 :
Et . . . Il est comment ce journal ?

Mister BaKa :
Rose pétant avec un grand " J " tout moche. Fait à l'encre de chine à première vue.

Clo' x'3 :
D'accord.


Mister BaKa :
Merci beaucoup =D Bon , j'y vais. J'vais bientôt tomber de sommeil. A demain. Bonne nuit. Fait de beaux rêves. Prend soin de toi. Je t'aime.



Bill se déconnecta et souffla un grand coup. Finalement , cette deuxième étape avait été plus facile qu'il ne le pensait. Epuisé , il s'éffondra sur son lit. Quelques minutes plus tard , aprés qu'il ai fermé les yeux , Morphé eût raison de lui. Trop démotions. Trop d'amour. Trop de hâte. Trop de rêves. Beaucoup trop pour une si jeune personne.


" Sens - tu comme ton souffle se coupe et se mélange au mien ? "





[ . . . ]





Dans le silence le plus pesant , Chloé ouvrit la porte de la chambre de sa cousine. Son coeur se pressait dans sa poitrine et tout ses membres jouaient des castagnettes. il fallait qu'elle repère l'emplacement du journal intime et dans le noir , ce n'était pas une mince affaire. Chloé retenait sa respiration , de peur qu'elle ne réveille Julia. Son coeur battait extrêmement fort et elle avait peur de trébûcher sur un quelconque objet. Elle aurait voulu s'asseoir par terre mais le parquet grinçait et ça aurait fait trop flagrant. Elle voyait mal Julia se réveiller et lui offrir une gentille place dans le lit. Non Non , dans ce cas là , si elle se réveillait , Chloé serait expédiée de force dehors avant même d'avoir trouvé ce quel cherchait.

Sur la pointe des pieds , elle fit le tour de la pièce , essayant de découvrire toutes les cachettes possible. Du ros flashi , ça ne passait pas innaperçu pourtant. Ce n'était pas très bien ce qu'elle faisait. Mais d'aprés Bill , s'était " important " . C'est le coeur battant qu'elle le vit , le journal , coincé entre un tee-shirt rouge et un slim blanc. C'était bien trouvé , bien caché , Julia avait pensé à tout. Sauf à se méfier de Chloé. La jeune fille le prendrait demain , on ne sait jamais. Si jamais . . .

Chloé déguerpit bien vite et fila dans sa chambre. Il était tard et ses yeux se fermaient tout seuls. Oui , c'était l'heure. La fin de la journée avait sonné.






[ . . . ]






- Ju' ?! Ma mère dit que quelqu'un veut te parler au téléphone. dit Chloé , le visage creusé par les cernes.


La nuit fûr courte. Julia descendit les escaliers tandis que Chloé se faufilait dans la chambre de sa cousine. Elle se dirigea vers la pile de vêtement posée sur la chaise et elle prit le journal , faisant bien attention à ce rien déranger. Une fois en main , elle courut vers sa chambre et s'enferma dedans. La jeune fille glissa le dos contre la porte et souffla un peu. Bordel , pourquoi est ce qu'elle faisait un truc aussi ignoble ?

Soudain , elle entendit les escaliers craquaient sous les pas précipités de Julia. Celle ci se posta devant la porte.


- T'as dû mal comprendre , c'était pour ton frère.

- Oh . . . Désolée. J'ai confondu. C'est pas ma faute si vos prénoms finissent par un "a".

- Euuuh . . . Je te signal que ton frère c'est un "f" et pas un "a".

- Ben oui mais toi ça fait "a" et lui ça fait "af". Alors bon . . .

- Je te ferai dire qu'entre ces deux sons , il a une légère TRES grande différence.


J
ulia s'éloigna , entendant sa cousine parler à la porte. Tans pis pour elle , ça lui fera les pieds. Décidément , personne n'avait changé cette nuit là. Horreur , malheur . . . Poisse à vrai dire. Elle les détestait. Sauf Tom . . . Bien entendu.





[ . . . ]





Chloé sonna avec frénésie à la porte , planquant ce qu'elle avait dérobé sous son tee-shirt ultra décolletté. Elle avait peur que Julia s'apperçoive de la disparition du journal et rien qu'à cette idée , elle imaginait déja la sanction qu'elle aurait. Soit on l'accrocherait à une branche d'arbre , la tête en bas et pendant plus d'une heure. Soit on lui raserait les cheveux et on en ferait des cheveux pour poupées Barbie. Bon , c'était quand même un peu trop exagéré mais elle était sûr que ça n'approchait pas loin de tout ça.

La porte s'ouvrit enfin. Tom se tenait devant elle , les dreads en bataille , en caleçon Bob L'éponge et il se grattait " élégement " ses . . . Bijoux de famille. Tom bailla et ouvra difficilement les yeux. Sa bouche était pâteuse et un filet de bave s'étendait de sa bouche à sa joue. Il avait l'air malin en tout cas.


- Euh >.< Salut ! fit Chloé.


Tom ouvra un peu plus grand la porte. Même un peu trop parce que la grand mère d'en face fit une tête bizarre. Comem si elle avait vu un OVNI dans un champs de blé voisin. Chloé rentra dans la maison et Tom referma lourdement la porte. Il pointa un doigt vers le ciel. La jeune fille en conclu que Bill se trouvait à l'étage. Elle monta les escaliers et une fois arrivée en haut , elle frappa à la chambre du jeune homme.


- Entrez ! cria celui ci.


Chloé rentra doucement. Gênée et rouge comme un homard. Elle sortit le journal de son " abris " et le jetta sur le lit du brun.


- Voila . . . fit - elle d'une voix à peine audible.


Bill se leva. Les yeux pétillant et un immense sourire sur le visage.


- Oh Mein Gott ! Tu es pire que génial !!!


Il la prit dans ses bras et l'embrassa langoureusement.


- Je t'aime. murmura - t - il.


Alors qu'ils s'embrassaient , Tom fit irruption dans la pièce , le plus grand sourire du monde sur la tronche. Bill l'interrogea du regard. Il n'aurait pas dû car Tom se mit à danser tout en chantant faux comme un cake aux fruits confits.


- Je sors avec Julia ce soiiiiir ! Je sors avec Juliaaaa ce soiiiiir !!!!! Je soooors aveeeec Juuuuliaaaaa ceeeee . . .


# BAAFF #


Un cousin avait atterit dans sa figure. Il le relança , atterissant malhencontreusement sur Chloé. Eukay , la journée allait être bien longue.


# Posté le mardi 19 juin 2007 12:30

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 06:44

C'est Fabuleux.

C'est Fabuleux.
*

P . o . v . J u l i a





Je me joue de ses sarcasmes. Que me veut-il ? Je n'ai plus rien à lui prouvé. Et ses regards qu'il me lance, quelles sont leurs significations ? Et ses yeux, si irrésistibles soient-ils, me rappellent dans de choses, de si mauvais souvenirs. Pourquoi a-t-il fallu qu'il agisse ainsi par le passé ? C'est un ami à Gustav, et qui dit Gustav dit gros problèmes, très gros problèmes. J'avais trop combattu par le passé pour me laissé aller maintenant, quelles que soient ses intentions. Si seulement je pouvais encore lui faire confiance.

Il fait froid, ce vent me fouette le visage douloureusement, me frigorifie les membres. Mais où m'emmène-t-il ? Son corps près du bien me rassure, on est côte à côte, nos pas raisonnant contre le bitume glacé. Parfois, sa main frôle la mienne, et je ne peux m'empêcher de la rentrer dans mes poches, évitant soigneusement un nouvel attouchement, mais sans y résister totalement. J'ai peur, une peur qui me ronge le ventre rien qu'à la pensée d'être seule avec lui, de n'entendre que lui. Si seulement je savais quelle était cette peur. On était seul dans cette rue.

Il me tire par le bras, me tirant ainsi de mon esprit en me faisant pénétrer dans un parc. Un parc, plus ringard que ça, tu meurs, et pourtant, la seule conviction de me trouver ici avec lui me paraît bien plus plaisant. Ce moment ringard après tout, c'est avec Tom que j'allais le passer. Il se retourne vers moi, me questionnant du regard. Je lui souris : oui, je vais bien. Il ne lâche pourtant pas mon bras, me poussant ainsi jusqu'au fin fond du parc, sous le refuge. La neige crépite sous notre poids. Je hais la neige. Il me laisse enfin et court sous la charpente, s'adossant au mur, assit sur le banc. Il commence à fumer, me tendant son paquet, et je partis m'asseoir un peu plus loin, repliée sur moi-même pour un peu de chaleur, une cigarette du bout des doigts.


- Tu me fuis, hein ?


Je relève la tête. Tom regarde devant lui, 3 mètres plus loin. Il me parle, je le sais. Je pousse un sourire demi-amusé, et repose mon regard sur le sol. Que dire dans une pareille situation ? Oui, je le fuis. Non, je ne le fuis pas. J'essaye, mais je ne peux pas. Je veux juste tout éviter, éviter un seul problème, une parole peu flatteuse. Et si s'était Gustav qui l'envoie ? Lui, il le sait, il sait que mon point faible est Tom. Quand j'étais gamine, je l'avais dit à Chloé, et Chloé lui avait dit que j'aimais Tom. Et dans le fond, j'ai pas oublier ce que je ressentais quand je le voyais, malgré qu'aujourd'hui, ma vision sur l'amour n'est plus idem, ni même ce que je ressens pour Tom. Enfin...

Ses pas raisonnent dans le silence. Le banc s'affaisse sous son poids. J'entends sa respiration lente, qui se stoppe parfois quand il tire sur sa cigarette. Je ne veux pas le regarder, affronter un passé que j'essaye d'oublier, en vain. Je voudrai bien croire en lui, pouvoir plonger mon regard dans le sien sans éprouver une profonde amertume. Et quand on résiste, y'a toujours un moment où on cède. Je le sais, je le sens. J'y arrive, lentement.


- Tu sais, quand je travaille pas, je pense. Et il m'arrive de pensé à des choses spéciales. Quand je pense, je déprime et...

-Dieu reste muet, si seulement j'pouvais te convaincre d'en faire autant.



Le silence revient. Pourquoi fallait-il que je me comporte ainsi ? Il essaye juste d'être gentil, mais la gentillesse, ça fait longtemps que je l'ai oubliée, moi. Lui laisser une minime chance, je pouvais essayer, non ? Il paraît que quand on se pose de question, là-haut, dans un endroit que personne ne connait, on nous retire des secondes de vies. Ma mère me el disait ça, je m'en souviens. C'était dans ma période des pourquoi. Pourquoi les avions volent ? Pourquoi ils ont des ailes ? Pourquoi je suis si conne ? Il se relève, et repart s'asseoir en face. Dois-je briser le silence ? Oui, sûrement. Comment ? Telle est la question.


- Tu sais, j'veux juste t'aider.

- Comme on dit : 'Un malade a besoin du plus grand calme, et pas d'une parade incessante de faux-culs venu s'extasier de sa bonne mine.

-Tu n'as pas confiance alors.

- Non.

- Tu devrais.



Je relève la tête. Il est là, il me fixe. Je perçois un léger sourire étirer ses lèvres. Maintenant, c'est lui qui a les commandes. Je me lève à mon tour et pars m'asseoir à ses côtés. Je sais qu'il me détaille, qu'il cherche un nouveau défaut à mon apparence. On peut toujours espérer trouver meilleure que soit.


- Qu'est-ce qui ne va pas ?

- J'ai fais tellement d'erreur tu sais. Être né, c'était la première.

- Dis pas ça.

- Et pourquoi ? Personne ne m'aime.

- Moi, je t'aime.



Je tourne vigoureusement la tête. Il a un demi-sourire. Il se fout de moi, royalement. Je le sais, j'en suis sûre. Presque sûre.


- Tom, c'est pas drôle.

- J'ai l'air de plaisanter ?

- Je...



Il glisse sa main dans la mienne. Ses regards alors, s'étaient donc ça ? Mais comment sa pouvait-être possible ? Il m'a toujours détestée, et en une journée ? Tomber amoureux de moi ? Impossible. Je dégage doucement ma main.


- On peut pas changer le passé.

- Mais on choisit notre futur.



Je souris. Il reprend sa main dans la mienne et la presse. Me montrer qu'il est là, je le sais bien. Je pouvais peut-être lui faire un minimum confiance. Essayer.


- Tom ?

- Mmmh ?

- Dans le monde, il y a quelque chose d'aussi parfait que la stupidité de Gustav ?



Il éclate de rire. Sa main se glisse autours de ma taille et il me tire à lui. J'aurais sûrement pas dû tourné la tête, ses lèvres ont un goût tellement exquis que je risquerais de ne plus jamais m'en passer.





F i n P . o . v . J u l i a





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P . o . v . B i l l





Je ne dirai pas que je suis un salaud , même si j'en suis un et que les pires mensonges du monde sortent de mon immonde bouche. Parfois , j'aimerai me taper la tête contre les murs et crier plus fort que tout que je ne mérite pas de vivre sur cette terre. Je ne mérite même pas la confiance des gens. Je suis affreux. Un jour , je me dis que ça me passera , que je serai parfaitement honnête et loyal. Mais quand j'y pense , j'ai l'impression que ce jour ne viendra jamais . . .

Je voudrai être un mec bien. Pas une ombre de moi même , avec un faux sourire et un rire d'hypocrite. Je stresse pour un rien mais à côté j'fais le dur , celui qui n'a peur de rien alors que la peur me hante chaque jour. Je n'aurai jamais dû naître. Il faut que j'arrête de me prendre la tête et laisser mes envies dominer. De quoi ais - je vraiment envie ? D'une personne qui me comprenne au moindre regard et qui soit la pour m'aider. Je voudrai . . . Un Ange Gardien. Je voudrai tout lui dire. Tout . . . A quoi bon rêver , le temps n'existe pas. Enfait , qu'est ce que le temps ? Trop de questions inutiles . . .

Ce que je vais faire n'est pas bien , horrible et monstrueux. Violer l'intimité d'une fille qu'on ne connait pas. Ou presque pas. Mais justement , si ce qu'on va faire sert à comprendre toute l'histoire de son passé. Est ce si mal ? Dans tout les cas , personne ne me répondra.
C'est avec délicatesse que j'ouvre le journal de Julia. Première page , écriture parfaitement lisible et fine , vague d'émotions ennivrante . . . Je veux savoir.


" Cher Journal , à l'heure à laquelle je noircis tes pages , mes yeux versent des torrents de larmes et mon coeur est déchiré. J'ai passé des années à scruter tes pages blanches , dans l'espoir qu'un jour le courage me vienne. Qu'un jour je puisse être capable d'écrire chaque parcèles de mon passé. Je te dévoilerai tout. J'ai besoin de parler . . . Vraiment. Ce journal , c'est comme si j'écrivais à maman. Mes émotions lesp lus intimes , mon mal intérieur et mon bien extérieur. Personne n'arrivera à me perçer. Parfois . . . Je voudrai être seule au monde et vivre seule. Sans personne. La Terre serait à moi et je pourrai mourir en paix.
Désolée , on m'appelle , je reviens. A plus tard. Julia. "



Ce n'est qu'un début , une esquisse de mal être. Une illusion si réelle et un demi - sourire amusé. Mes yeux observent et moi je demande. Je veux tout savoir. Le pire comme le meilleur. Je ne lui rendrai pas tant que je n'aurai pas fini. Je voudrai savoir la raison de ce regard où on a l'impression qu'elle a vécue des choses immondes. Ce regard nostalgique , mélancolique et larmoyant. Depuis quand un regard donne - t - il envie de mourir ?

Tom m'a dit un jour qu'espèrer était une bonne chose. Sauf qu'un jour , j'ai perdu l'espoir. Je ne crois plus en rien. Dois - je continuer à chercher mon destin ? Ou dois - je attendre qu'il me prenne la main ? Je ne veux pas croire en des choses impossible. Tout est impossible. Rien n'est réel. Illusion portée par des frissons. Tout ça m'angoisse mais j'ai soif de savoir la vérité. Un passé comme le sien ne doit pas être rose. Je pourrai l'aider. Je serai le seul qui la comprend. Et puis . . . Elle sera mon amie. Un ami . . . J'en ai bien besoin. Quelqu'un qui soit comme moi. Pourquoi la vie me fait - elle vivre ? Pourquoi rien ne m'abandonne. Dieu , si vous existez , aidez moi à devenir quelqu'un de bien.

J'ai ouvert les fenêtres. Le vent souffle très fort dehors et le froid me glace. Pourtant , je me sens bien. Mes doigts ouvre une fois de plus le journal. Je le lirai jusqu'au bout. Je l'ai déja dit. Mes yeux pacourent les lignes , doucement puis plus vite. J'engloutit chaque lettres. Chaque mots me pènêtrent. Chaque phrases me frôlent. Ma tête éclate. Mon coeur se fend. Est ce que c'est ça une sensation de pression ?


" Cher Journal , quand j'étais plus jeune , je croyais que la vie était merveilleuse. Qu'elle était belle et rose. Que le mal était vincu et que les princesses existaient. Aujoud'hui , je sais que la vie n'est qu'une pourriture. Une chose qui ne sert à rien. Juste à nous faire souffrir. En silence. Crier ne sert à rien. Personne ne nous entend. Personne ne nous cherche. Ils nous font crever. Dans tout les cas . . . J'en ai marre d'être ici. Quand j'étais plus jeune , je sautais dans les flaques d'eau , je riais et courais partout. Maintenant , je les évite , je pleure et je me traîne. Je suis une larve dans un bocal. Je suis déja morte. Depuis bien longtemps. Je n'existe pas. Je suis transparente. Mais on me voit. Je ne comprend pas. Oubliez moi. "



Je ne comprend pas. Comment une jeune fille heureuse peut changer en si peu de temps ? Ce n'est pas une vie. C'est une torture. Moi aussi , bien des fois j'ai pensé à la mort. Mais j'ai sû l'éviter. Comme à chaque fois. Il y a toujours des personnes qui m'aiment autour de moi. Mais m'aiment - ils réelement ? Je n'aime personne. Je n'arrive pas à m'attacher aux gens. Les sentiments se bloquent et mon coeur se fait lourd. Vivre ou Mourir. C'est la même chose.





F i n P . o . v . B i l l





Ca faisait presque deux heures que Bill était enfermé dans sa chambre et il avait l'impression qu'il allait suffoquer. L'air lui manquait , bien que les deux fenêtres soient ouvertes. S'interroger sur sa vie l'avait quelque peu déprimé . . . Il fallait qu'il sorte dehors. Changer d'air et d'horizon. Il fallait qu'il se sente " revivre ". L'androgyne prit son manteau noir et l'enfila rapidement. Plus jeune , il aimait faire des photos. De tout et n'importe quoi. Tant que s'était joli , ça allait. Pour ses 17 ans , il avait reçu un reflex numérique mais il ne s'en était servit que très peu de fois. Aujourd'hui , c'était l'occasion. Il attrapa l'étuit noir , plutôt gros , de façon à ce que l'appareil soit parfaitement bien rangé. Il rangea son objectif pour faire de la Macro dedans , coincé entre l'appareil et le chiffon pour nettoyer tout le matériel. Les souvenirs l'envahirent alors.

En primaire , quand on lui demandait ce qu'il voulait faire plus tard , il répondait toujours Photographe. Mais avec le temps , il évolua et laissa de côté son appareil photo. Laissant place au micro et à la scène. Pourtant , il n'aimait pas tant que ça. Ca le lassait. Au début s'était bien , parfait , magique et excellent. Mais depuis quelques mois , il n'avait plus la force de continuer. Il aurait voulu le dire au groupe mais il se dégonflait à chaque fois. Il ne voulait pas gâcher le bonheur des autres. Sa vie d'avant lui manquait mais il n'osait rien dire. Il attendait. Mais il savait très bien que rien ne viendrai. C'était trop tard. Le temps s'était échappé et le futur s'approchait à grands pas. Dans son coeur , sa vocation première restera toujours la photographie. Il s'exprimait dans ses clichés.

Bill se remaquilla un peu et descendit les escalier , l'étuit de l'appareil photo en bandoulière. Aujourd'hui , il allait se concentrer sur les photos. Bien que connu , en cette période de froid , personne ne viendrait le déranger. Il serait seul au monde. Une petit tâche parmis l'immensité de l'univers. Quand il rentra dans le salon pour mettre ses chaussures , Tom était affalé devant la télé , un immense sourire béat sur le visage et les yeux perdus dans le vide. Le dreader ne remarqua pas son frère. Il était bien trop occupé à penser à tout ses changements dans sa vie.

Enfin prêt , le brun sortit de la maison. Quand il souffla , de la fumée sortit de sa bouche. Le froid était . . . Plus que glacial. Les flaques d'eau s'étaient transformées en gel et ça glissait un peu partout. La neige tenait encore et le ciel était bleu. Il n'y avait pas de soleil. Comme si il avait disparû. Bill traversa l'allée , faisant bien attention à ne pas glisser sur le verglas. Ses chaussures crissaient sur le gravier et des gouttes d'eau s'écrasaient sur son manteau. Il serrait la sacoche de son appareil très fort contre lui. Bouée de sauvetage , moyen de survit.

Il marcha longtemps , sans s'arrêter , cherchant un endroit qui engloutirait ses sentiments. Il marcha longtemps , sans s'arrêter , se bousillant les pieds. Il marcha plus d'une heure , pour enfin trouver une espèce de colline verglassée et enneigée. Il s'aventura sur celle ci , sous un ciel plus bleu que bleu et un soleil innexistant. Ses pieds glissaient et il revenait souvent tout en bas. Il n'y avait personne et le silence faisait presque peur. Le jeune brun se sentait libre. Quand il réussit à arriver tout en haut , il découvrit un petit lac gelé. La végétation était cachée par la neige et le lac s'intillait à cause de la lumière. Ca parraissait tellement . . . iréel. Tellement faux , tellement beau.

Bill regarda un peu plus l'horizon. Il ne voyait qu'une étendue blanche. Il était comme perdu dans un univers inexistant. Il n'avait pas envie de faire des photos. Il avait une envie pressante d'écrire. Ecrire où ?! Dans la neige ? Non , il aurait voulu écrire dans le ciel. Avec son doigt il traça quelques lettres. Petites , puis grandes . . . Un appel au secours. Dans de la neige blanche qui pouvait facilement faire penêtrer le sang. Du rouge. Pas du blanc. Du rouge. Vraiment du blanc. Son regard se promena tout autour de lui. Pas de la neige. Du sang. Pas du blanc. Du rouge. Rien que du rouge.

L'androgyne eu un mouvement de recul. Pourquoi tout changeait ?! Du rouge. Que du rouge. Du sang. Pas du blanc. Il entendit des voix autours de lui. Des murmures , des chuchotements. Du rouge. Aucune trace de blanc. Du sang. Du rouge. Du sang. Pas de blanc. Son coeur s'accèléra. Sa respiration s'arrêta. Putain , qu'est ce qu'il se passait ?! Il regarda ses poignets , du sang coulait. Du sang. Du rouge. Du sang. Pas de blanc. Du sang. De grandes taillades se firent sur ses bras. Tout n'était que sang. Dans un cri il s'enfuit en courant , portant son appareil photo à bout de bras. Il laissa derrière ces quelques lettres. " M.O.U.R.I.R " .





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" Cher Journal , je voulais tout d'abord te parler d'une personne. Quelqu'un que j'ai rencontré ici , en Allemagne. Il s'appelle Bill Kaulitz. 17 ans et déja jeune rock star. Je ne sais pas pourquoi , mais dès que je l'ai vu , j'ai eu le sentiment qu'il n'allait pas si bien qu'il ne le prétendait. Il est bizarre. Je n'sais pas. Il a dans ses yeux une peur que je n'arrive même pas à indentifier. Ouais , il est vraiment bizarre. Je ne pense pas qu'il ai un grand coeur. Plutôt de la pierre dans le corps et des serpents dans la bouche. Mensonge. Sur mensonge. Il est . . . Tellement bizarre. Je n'arrive pas à vraiment savoir se qu'il est. J'aimerai un jour pouvoir tout dercerner en lui. Un jour , peut être , il comprendra que je suis comme lui. Et puis , la chose qui est encore plus bizarre , c'est ses manières. Et ses poignets . . . "



Bill se retourna sur son lit. Son escapade pour faire des photos s'était transformée en véritable cauchemards. Il tombait de fatigue mais n'arrivait pas à dormir. Il se rappellait sans cesse de ces horribles images. Bon Dieu . . . Jusqu'à quand tout cela allait durer ?!
Quelqu'un frappa à sa porte.


- Bill ?!

- Quoi ?!
répondit celui ci séchement.

- Tu vas bien ?!

- Casse toi Tom . . .

- J'prend juste de tes nouvelles. Ca fait trois heures que t'es enfermé ici.

- Et alors ?!

- Viens prendre l'air avec moi.

- Pas envie.

- Tu fais franchement chier !



Les pas de Tom s'éloignèrent. Le planchet craqua. Bill se retourna sur le dos et regarda le plafond. Mourir. Ce mot resonnait dans sa tête comme n'importe quoi. Ce mot le transperçait de part et d'autre de son corps. Son coeur saignait. Il suintait. Rien ne pouvait le sauver. Il était comme Julia. Déja mort. Qui pouvait croire que la célébrité le détruirait autant ?! Qui pouvait croire qu'un jeune garçon à l'immense sourire perdrait toute sa joie ?! Qui pouvait croire . . . Que les blessures du passé resurgiraient ?!

Bill se leva et prit le journal de Julia dans sa main. A chaque fois qu'il le touchait , il se revoyait la bas. Couvert de sang. Du rouge. Pas du blanc. Jamais il ne retournerait dans cet endroit horrible. Jamais de la vie. Tellement crevé , il ferma les yeux. Dormir. C'est tout ce qu'il voulait pour le moment. Récupérer ce besoin de faiblesse. C'est tout ce qui lui importait. En quelques minutes il ne pensait plus. Il sombrait.



" Cher Journal , il y a quelques temps j'ai compris pourquoi maman voulait en profiter un maximun avec moi. Elle voulait me protéger. Je sais bien que c'est à cause de moi qu'elle est morte. Elle m'a aidé. Et moi je n'ai pas pû la remercier. Plus petite j'ai eu un énorme problème cardiaque. Mon coeur s'arrêtait parfois de battre plusieurs minutes et je tombais dans les pommes. Quitte à ne plus jamais me réveiller.

Un jour , je suis tombait dans les coma. Six longs mois. Il paraît que mon coeur ne me supportait plus et que mon organisme ne voulait pas continuer à m'aider. Il a fallu m'opérer. Me donner un nouveau coeur pour vivre normalement. Sauf qu'on a pas trouvé de coeur pour moi. Je n'étais pas " compatible " comme disait le medecin qui s'occupait de moi.

Et puis , trois mois plus tard on a trouvé. Et je suis passée sur le billard. Pendant plus d'une journée. Plus tard , il y a quelques années , j'ai appris que maman m'avait donné sa vie. Comment réagir . . . Aprés mon opération je ne l'ai plus jamais revu. Est ce doncpour ça que tout le monde me hais ?! Est ce que j'aurai dû mourir et laisser la vie à maman ?! Pourquoi . . . On ne m'a pas laissé partir ?! "


# Posté le lundi 25 juin 2007 09:41

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 06:48